automatisation

mars 10, 2021

6 min de lecture

Redémarrer la production après la panne d'un équipement
Redémarrer la production après la panne d'un équipement

Ramasser les morceaux

Vous avez peut-être entendu parler de la loi de Sod, aussi connue sous le nom de Loi de Finagle ou loi de Murphy selon laquelle « ce qui peut mal tourner, tournera mal et souvent au pire moment possible ». C'est une réalité de la vie et lorsque les choses tournent inévitablement mal, la seule chose à faire parfois est de subir le coup et de réessayer pour prendre sa revanche.

Même s'il peut paraître absurde de suggérer que les équipements industriels ont une rancune personnelle envers les ingénieurs qui travaillent avec eux, les conséquences sont en pratique les mêmes. Avec potentiellement des milliers de pièces d'équipement imbriquées et interdépendantes, toutes synchronisées et réglées avec précision pour une productivité maximale, il y a toujours un risque de défaillance et les faits le prouvent, les dysfonctionnements de matériel sont la principale cause des arrêts industriels non planifiés.. Près de la moitié des arrêts se produisent de cette manière.

On pourrait vous pardonner de penser que ce genre de problème appartient au passé. Après tout, les ordinateurs modernes équipés de logiciels SCADA, dont les dernières générations sont dotées d'algorithmes d'apprentissage automatique, devraient être en mesure d'identifier et de signaler les équipements défaillants bien avant qu'ils ne tombent en panne. Ça devrait être le cas non ?

En théorie oui, avec un système SCADA moderne totalement intégré, les pannes soudaines et imprévues des équipements peuvent être évitées par le biais d'une maintenance planifiée et prédictive programmée en utilisant les données issues du système SCADA.

Mais comment cette théorie s'accorde-t-elle avec la réalité du marché, où les marges d'exploitation sont serrées, les commandes continuent d'affluer et l'erreur humaine est un facteur qui doit être pris en compte ?  Pour paraphraser Helmut von Moltke, général de l'armée prussienne à l'époque napoléonienne, « aucun plan ne survit au contact de la réalité ».

Quand les équipements se grippent

Si par exemple, un seul servomoteur de convoyeur venait soudainement se gripper, les autres moteurs en ligne subiraient une forte montée de leur couple, ce qui pourrait avoir de graves conséquences, comme générer un risque d'incendie. Même si le moteur ne se grippe pas et cesse simplement de fonctionner, les autres moteurs doivent prendre le relais, ce qui réduit directement leur durée de vie prévue en les soumettant à des contraintes dépassant les paramètres de conception initiale de la ligne.

L'évaluation des équipements reliés et adjacents est le premier aspect, et probablement le plus important, du redémarrage en toute sécurité après un arrêt, et les moteurs ne représentent qu'un pièce du puzzle. La surveillance des manomètres, des valves mécaniques et des compresseurs hydrauliques sont tous des éléments à prendre en compte, ainsi que pratiquement tous les équipements liés à la pièce défaillante en question.

Il convient également de prendre en compte que, même si aucune contrainte ou dommage ne soit apparent, l'équipement peut s'être interrompu en place lorsque la défaillance s'est produite.  C'est souvent le cas après des pannes de courant soudaines et des états d'arrêt d'urgence, et cela peut avoir de graves conséquences lorsque des équipements autonomes non initialisés redémarrent subitement.

Le coût du temps perdu

Il y a peu de situations qui accordent autant d'importance au temps qu'une ligne de production à l'arrêt. Chaque seconde de temps d'arrêt se chiffre littéralement en centaines de dollars en perte de production, mais les effets se répercutent tout au long de la chaîne d'approvisionnement, sur vos fournisseurs et vos clients, ralentissant ainsi leur propre production et poussant le coût réel d'une ligne à l'arrêt à des sommets vertigineux.

Dans ce contexte, la vitesse est reine, et c'est là tout l'objectif des étapes précédentes. Ignorer ce conseil et interrompre simplement la ligne de production peut à première vue, sembler vous permettre de gagner du temps, mais le stress et les dommages potentiels que l'équipement de la ligne peut subir ne font qu'accélérer la prochaine panne inévitable. Ce cercle vicieux peut piéger des entreprises entières dans un tourbillon générateur de stress et de pertes financières.

Alors même s'il est probable que les machines n'aient pas encore une dent contre nous, un petit effort supplémentaire nous permettrait de les exploiter au mieux tant qu'elles sont de notre côté.

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