EU Automation

Interview

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Robert Bush
Additive Automations développe des systèmes robotiques flexibles centrés sur l'homme dans le but d'automatiser les processus de fabrication additive (FA), optimisant la productivité et la sécurité de la fabrication.
Robert BushAdditive Automations

Pouvez-vous me parler d'Additive Automations et de sa création ?

Bush... Additive Automations développe des systèmes robotiques flexibles centrés sur l'être humain, dans le but d'automatiser les processus de fabrication additive (FA), optimisant la productivité et la sécurité de la fabrication. 

Phil Kitchens, notre directeur technologique, et moi avons fondé la société en 2018. J'ai souvent utilisé des machines de FA pendant que je travaillais comme ingénieur de production au début de ma carrière. Je rencontrais fréquemment des problèmes de qualité, ce qui était frustrant, et je quittais toujours l'atelier avec un goût de métal en bouche — me sensibilisant davantage aux dangers associés au fait de travailler si près des métaux lors du retrait des structures de soutien. J'ai commencé à étudier comment nous pourrions retirer l'être humain de cette tâche et intégrer une approche plus intelligente. L'automatisation permet souvent aux fabricants de minimiser l'implication humaine dans les tâches sales ou dangereuses tout en améliorant la qualité et l'efficacité — pourquoi ne pourrait-elle pas faire de même pour la FA post-traitement ? 

Cependant, si les chefs d'entreprise ne constatent pas de retour sur investissement immédiat, ils croient souvent qu'automatiser la FA est risqué et représente une dépense superflue. J'ai donc décidé que me lancer en solitaire était le meilleur moyen d'avoir un impact sur la société.

J'ai démissionné, j'ai personnellement financé mon master en robotique et j'ai lancé ma propre entreprise à temps plein. Nous avons attiré l'attention d'Innovate UK et du Conseil national de recherches Canada, qui financent tous deux notre travail actuellement. Aujourd'hui, nous sommes une équipe hautement spécialisée de quatre personnes développant une technologie qui protègera les personnes, apportera des robots aux êtres humains et aidera l'environnement en diminuant les émissions de carbone au Royaume-Uni. Nous cherchons un ingénieur en logiciels pour agrandir l'équipe et ainsi compter cinq membres.

Quels sont vos principaux produits ou services ?

Bush... Nous travaillons actuellement sur le projet SALSA (Separation of Additive-Layer Supports by Automation, séparation des supports de couche additive par automatisation). Nous avons pour but d'utiliser la robotique et la vision par ordinateur pour automatiser les parties les plus chronophages et onéreuses du post-traitement dans la FA, ce qui pourrait réduire le coût moyen par pièce de 15 %. 

Notre système actuel utilise des cobots en raison du ratio élevé charge utile/taille et des capteurs de force intégrés. Le cobot utilise les données recueillies par ses capteurs et la vision par ordinateur pour détecter les structures de soutien et les séparer de la dernière partie de la FA. Cela permet aux ingénieurs et techniciens compétents de se focaliser sur des tâches plus gratifiantes pendant que les robots s'occupent de l'usinage.

Nous avons fait équipe avec le Centre de recherche en fabrication avancée (Advanced Manufacturing Research Centre, AMRC) de l'université de Sheffield, le Conseil national de recherches Canada (National Research Council of Canada, NRC) et Renishaw, un leader mondial de la FA, pour développer davantage notre offre de service. Notre équipe de recherche dispose de l'opportunité unique de travailler sur une solution de logiciels et de matériel combinée avec l'aide de vétérans dans les deux domaines.

Quel est le plus grand défi que vous ayez dû surmonter ?

Bush... Toute forme de perturbation mondiale peut menacer une start-up en phase initiale — le COVID-19, par exemple, a représenté un défi significatif pour notre équipe. Nous avons perdu accès à de l'équipement vital de test lorsque l'université de Sheffield a fermé, menant un projet entier dans une impasse, le faisant même reculer, et faisant fuir les investisseurs privés. 

Alors que nous manquons d'équipement, notre personnel dédié et passionné compense en bâtissant des relations plus solides avec nos partenaires et parties prenantes. Heureusement, nous pouvons toujours travailler sur de nouvelles idées et développer l'aspect logiciel plus complexe de notre projet.

Quelle est la principale innovation que vous apportez au marché ?

Bush... La FA est un processus intrinsèquement flexible — elle permet la réalisation de lots d'une façon qui n'est pas possible à l'aide de technologies traditionnelles. Si les fabricants souhaitent intensifier leur production, ils doivent s'intéresser au post-traitement.

Le post-traitement représente environ 40 % du coût de la pièce et est aussi l'un des domaines les plus chronophages de la production. L'automatisation post-traitement pourrait aider les fabricants à accélérer le retrait et la finition des supports, réduisant le coût par pièce, et améliorant la qualité et la reproductibilité du processus. Cependant, l'introduction de la robotique dans le processus de FA peut être chronophage parce que les fabricants devront former le personnel pour programmer les robots avec précision pour chaque conception produite. Notre solution unique dote les experts en FA des outils nécessaires pour programmer le robot facilement, avec une formation prenant quelques heures ou quelques jours plutôt que des semaines ou des mois.

En quoi votre produit s'inscrit-il dans la tendance actuelle à l'automatisation ?

Bush... Les fabricants et analystes (comme MTU Aero Engines) suggèrent que d'ici 2030, environ 15 % des moteurs d'avions seront construits à l'aide de composants de FA. Investir dans la FA permet aux ingénieurs en aérospatiale de développer des géométries plus complexes en employant des matériaux légers mais robustes. Cependant, jusqu'à ce que le processus devienne facilement adaptable, les fabricants en aérospatiale ne peuvent pas obtenir la reproductibilité, la traçabilité et la qualité requises dans le secteur. Le projet SALSA pourrait être la réponse pour offrir des pièces de haute qualité à un prix inférieur et un volume plus élevé.

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